Des paroles…et pas d’actes

Suite à la publication de notre dernier numéro du Palaiseau Infos, axé sur nos propositions pour retrouver le bien-vivre ensemble, la majorité municipale a décidé de répondre au travers du journal municipal. Ainsi, le bien-vivre ensemble est à l’honneur dans l’édito de Grégoire de Lasteyrie : services publics performants, mise en avant des associations, des conseils de quartiers, de la communauté éducative, du sport et de la culture.

Fiers de fixer l’actualité municipale, nous ne pouvons néanmoins que déplorer le manque de vision de la droite pour l’avenir de Palaiseau, qui se contente de se défendre en énonçant des contre-vérités et en reprenant certaines réalisations à son compte. La liste d’outils du bien-vivre ensemble décrite par le maire est belle sur le papier, mais voyons ce qui se cache derrière celle-ci :

Services publics : la baisse des dotations en moyens au sein des services municipaux (-742 000 €) et le nombre important de non-renouvellements de contrats en dit long sur les intentions de la droite, qui privilégie la logique comptable au détriment d’une offre de services de qualité pour ses habitants. Un espace public laissé à l’abandon dans certains quartiers en est le premier témoin. Concernant la nouvelle maison des solidarités, rappelons que ce projet a été initié sous la mandature précédente.

Mise en avant des associations : la majorité municipale de droite a décidé une baisse de 77 325 € des aides accordées aux associations palaisiennes. La vie associative, garante de cohésion sociale, n’est visiblement pas une priorité pour M. De Lasteyrie.

Les conseils de quartier : une idée originale…créée par la précédente municipalité de gauche.

Education : le principal dossier du Palaiseau Mag’ est intitulé « Sur le chemin de l’école » et met en avant « tout ce que la ville déploie pour les jeunes générations ».
Il aurait pu être écrit « tout ce que les familles déploient pour les jeunes générations » tant le budget consacré à l’éducation affiche une baisse importante (-16,2%). Cette année marque la fin de la gratuité des fournitures scolaires à Palaiseau et une baisse de la valeur des bons de rentrée (de 63 à 40€), lorsque ceux-ci ne sont pas simplement supprimés pour certaines familles. L’accueil de 15h45 à 16h30 est devenu payant et le prix de la cantine affiche une hausse de 12%. Notons également que le taux d’encadrement des enfants est en baisse (moins d’animateurs, moins d’ATSEM par classe et suppression de l’équipe volante d’ATSEM).
Enfin, réalisé par l’ancienne majorité de gauche, le nouveau groupe scolaire Caroline Aigle a ouvert ses portes cette année. La droite s’enorgueillit de ce projet, mais elle n’ouvre que 6 classes sur les 18 disponibles, refusant d’y transférer des classes situées dans des locaux d’écoles qui n’ont pas encore été rénovés.

Sport : en 2015, les sportifs devront se contenter de 160 000€ contre un budget d’1 M d’€ sous la mandature de gauche. Comme sur tous les sujets, le maire préfère communiquer plutôt que d’agir en finançant des assises du sport au lieu de garantir des subventions efficaces aux clubs sportifs.

Culture : les faits parlent d’eux-mêmes : fermeture du Ferry, haut lieu culturel palaisien libre et gratuit, un projet de construction de théâtre dans le nouveau quartier Camille Claudel passé à la trappe, une Fête de la ville au rabais (-77 000 €). En revanche, pour les spectacles payants, et donc davantage excluants, la municipalité engage 22 000 € de plus pour payer les têtes d’affiche. Pour la droite, la culture oui, mais pas pour tous.

Le journal municipal pointe enfin du doigt la « situation financière préoccupante » de la ville entre 2009 et 2013, justifiant ainsi ses coupes budgétaires par une soi-disant mauvaise gestion passée. L’investissement est nécessaire dans la vie d’une commune, sauf si l’on souhaite une ville immobile et sans dynamisme. La majorité actuelle semble opter pour l’immobilisme en réduisant drastiquement son budget. La ville touchera pourtant à partir de cette année une nouvelle dotation de 313 376 € : la DSU, fruit d’une politique volontariste de construction de logements pour tous menée par la gauche entre 2001 et 2014. Ajoutons à cela des sommes qui pourraient être réaffectées de manière utile dans la vie palaisienne, notamment les 150 000 € que se réserve le maire en dépenses imprévues.

N’en déplaise au maire, le constat est sans appel. Se baser sur une communication forte ne masquera pas la baisse du niveau de qualité des services publics ni le rabais sur l’éducation, la culture, le sport et la vie associative. Et ce n’est pas en se basant sur un budget déséquilibré, réduit, aux dépenses inutiles que cela s’arrangera…

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